14 janvier 2007
Sea what ?
Sealand, plate-forme de 550 mètres carré perdue dans la mer du Nord, se déclare depuis des années comme "le plus petit état au monde". Désormais, elle est à vendre. Une entreprise de téléchargements illégaux est intéressée pour le rachat.
Sealand, c'est un drapeau, une monnaie, des timbres-postes, un Sénat et... une équipe de football ! Tout cela pour un "état", dont le pied-à-terre n'est autre que deux énormes cylindres de béton, plantés dans la mer (au Sud-Est de l'Angletrerre) et supportant une plate-forme de métal rouge.
Principauté
1966. Roy Bates, ancien major de l'armée britannique, aborde sur la plate-forme. Puis, après s'être sérieusement documenté sur le droit martime et "vaincu" le gouvernement britannique, il devient propriétaire de Sealand. Ce qui ressemblait au début à une farce se transforme en "affaire d'état".
En 1975, Sealand est désormais un état indépaendant, et plus précisément une principauté, Roy Bates s'auto-proclamant comme souverain. Elle sa propre constitution (un préambule suivi de sept articles), ses propres lois (port d'armes prohibés). Cependant, aucun autre état ne la reconnaît actuellement.
Un prisonnier
Le nombre d'habitants de la principauté n'a jamais dépassé le chiffre cinq. Cependant, elle a déjà eu "son" prisonnier, un Allemand qui avait tenté, avec des associés, tenté de kidnapper le fils de Roy Bates à la fin des années 70. Le coupable, détenteur d'un passeport néerlandais, avait été relâché sans encombre.
A vendre... à n'importe qui ?
Aujourd'hui, Roy Bates a 85 ans. Sa famille a de envies de vente. Prix de la plate-forme ? "Dix millions de livres [1,5 millions d'euros] pour 550 mètres carrés habitables – ce qui met quand même le mètre carré à plus de 27 000 euros ", rapporte Libération. Au tout début de l'année 2007, une entreprise a montré le bout de son nez : The Pirate Bay. Comme le laisse susciter son nom, la firme ne semble pas être la reine de la légalité. Elle "s’était fait assez remarquée pour avoir été fermée pour l’hébergement et sa participation à la diffusion de contenus illégaux".
Seland, située dans les eaux internationales à plus de trois des mille des eaux territoriales du Royaume-Uni, n'est pas régi par la loi britannique, où les droits d'auteurs sont évidemment protégés. Reste à voir si les propriétaires de Sealand, équipée du matériel nécessaire pour les télécommunication (internet compris), sont cupides à tel point de vendre la plate-forme à une compagnie hors-la-loi
Commentaires
C'est domage que l'île soit en mer du Nord...mauvais climat. Tu imagines, se payer une île pour un million d'euros...pour sur une plate-forme certes mais une île quand même. Si je ne savais plus quoi faire de mon argent, j'aurais tenter l'expérience. Sérieusement!
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