31 janvier 2007
Indéchiffrable...
Mardi, le gouvernement a publié les derniers chiffres du chômage en France. Officiellement, il aurait baissé de 1 % en un an, pour atteindre, en décembre 2006, 8,6 %. La réaction du collectif "Les autres chiffres du chômage" (ACDC) et la non-publication d'un rapport de l'INSEE sur le sujet, atténuent sensiblement cette "pseudo-bonne-nouvelle".
Scepticisme et doute . Voici les sentiments qui ont surgi après les annonces "optimistes" et cumulées du chef du gouvernement, Dominique De Villepin et son ministre de l'Emploi, de la cohésion sociale et du logement, Jean-Louis Borloo. D'après le gouvernement, le nombre demandeurs d'emploi inscrits dans la catégorie 1, comprendre ceux qui sont disponibles tout de suite et qui recherchent un CDI, a baissé de 1 %. Tous les résultats sont publiés sur le site du Ministère.
"Déboutés" et "dégoutés"
«Le chômage devrait continuer à baisser début 2007 et ces chiffres ne sont pas contestables», a déclaré Dominque Villeppin, raconte Libération. Ce n'est pas l'avis de l'ACDC. Cette baisse du nombre de chômeurs est calculée sur la baisse du nombre d'inscris à l'Agence nationale pour l'emploi (ANPA). Or, pour beaucoup, ne plus y être inscrit ne signifie pas avoir un trouvé un travail. La hausse des sorties " ne s’explique que pour une faible part par des retours à l’emploi ou à la formation", dénonce le collectif.
Ces chômeurs non inscrits à l'ANPE sont appelés les "déboutés" ou les "dégoutés. N'ayant plus la possibilité d'acquérir une quelconque indemnisation, ils no voient plus l'intérêt d'y retourner. D'autres sont "lassés des convocations à répétition et des pressions destinées à leur faire accepter n'importe quel emploi, même très éloigné de leurs aspirations et de leurs qualifications". Selon l'ACDC, les huit catégories comprises, un peu moins de 4,5 millions de personnes sont recensées en tant que demandeurs d'emploi. Soit le double de ce qu'a annoncé Borloo.
Enquête de l'INSEE reportée
Autre fait inquiétant, la non-pubication de l'INSEE (Institut nationale de la statistique et des études économiques) de son enquête annuelle sur le chômage. Ce changement de calendrier (publication après les présidentielles ?) semble curieux. L'organisation nie toute pression des pouvoirs publics pour bloquer l'enquête...
Enfin, rappelon que Marianne présente, chaque samedi, dans son journal sa propre courbe du chômage, distinguant bien le chômage apparent du chômage réel. Là-encore, elle tranche tragiquement avec les déclarations du gouvernement Villepin... Les chiffres du chômage sont décidément indéchiffrables.
30 janvier 2007
Materazzi s'abonne
Marco Materazzi, le joueur de football sur qui Zinédine Zidane avait asséné un coup de boule lors de la finale du Mondial l'an passé, a été victime du même geste lors d'une rencontre du championnat d'Italie.
"Coup de boule à gauche, coup de boule à droite, coup de boule avant, coup de boule arrière !" Les auteurs du célébre tube de l'été, Zidane il a été tapé, peuvent désormais rajouter "Coup de boule en haut" ! Après le numéro 10 Marco Materazzi, défenseur central de l'Inter Milan ne cochera plus le numéro 7 sur son ticket de loto. Sept mois après "l'évènement sportif de l'année 2006", il a reçu un nouveau coup de tête, par le numéro 7 du club de la Sampdoria Gênes, Gennaro Delvecchio. Cette fois-ci, la tête est venue cogner sur le menton. Frustré et à genous par terre, Delvecchio s'est levé brutalement et a heurté volontaire le visage du grand Marco.
Mêmes conséquences
La Sampdoria Gênes, privé de son milieu de terrain expulsé, a alors encaissé deux buts pour s'incliner 0-2 à domicile face au leader incontournable de Série A. Les Gênois ont raté le coche pour se rapprocher au classement des places européennes. Marco Materazzi, lui, s'en est sorti avec un carton jaune. L'histoire se répète. Même fait suivi des mêmes conséquences. Alors, est-ce une pure coïncidence (...) ou la confirmation des tendances sadomasochistes de Marco Materazzi ?
En tout cas, l'évènement de ce dimanche rappelle, si cela est encore nécessaire, que Zizou a été, est et sera toujours une source d'inspiration, un modèle.
Vous pouvez voir la vidéo ci-dessous
Materazzi : coup de boule de Delvecchio
envoyé par videosfootball
28 janvier 2007
ViaStella va voir le jour
Sampiero Sanguinetti, ancien rédacteur en chef de France 3 Corse, est venu, jeudi 25 janvier, présenté à l'IUT de journalisme de Cannes un projet qui lui tient à coeur. Après plusieurs rebondissements, ViaStella (« La voie des étoiles »), chaîne consacrée à la Corse, sera bientôt disponible sur le bouquet satellite.
« Le projet continue à avoir ses ennemis, mais avance. Je vois pas comment il va être arrêté. » Les lunettes sur le bout du nez, une moustache grisonnante parfaitement taillée, Sampiero Sanguinetti est sûr de son coup. Pour le responsable du projet ViaStella, télévision territoriale dépendant de France 3 Corse, rien ne peut l'empêcher d'aboutir.
Attirer les Corses de la métropole
L'idée d'une chaîne dévouée à la Corse remonte à l'an 2000. Lionel Jospin, alors premier ministre, demande au service public de créer huit chaînes de télévision régionales. Mais le projet tombe à l'eau. Celui pour la Corse évite la noyade. Sanguinetti, pourtant jugé indésirable sur l'île, est contacté. Chef d'édition d'une télévision à Palerme (Sicile), le journaliste accepte de prendre le pari du numérique, pour deux raisons. D'abord, le relief montagneux de la Corse est peu propice à la distribution hertzienne. Une grande partie de la population possède une parabole. Par ailleurs, près d'un million de Français d'origine corse, soit quatre fois plus que la population de la Corse, ne vit pas sur l'île. « Il y a plus de Corses à Marseille qu'en Corse ! Par satellite, on peut les intéresser sur ce qui se passe sur leur île », indique Sanguinetti. Le journaliste espère même attirer un troisième type de public : les quelque deux millions de personnes (touristes, plongeurs, etc.) qui profite de l'île de beauté.
Un parcours semé d'embûches
L'objectif pour ViaStella, ce sont dix-sept heures de programmes avec multidiffusion. Aux vues des obstacles accumulés (réticences politiques, divergences d'opinions et nouvelles nominations à France Télévisions), le Corse s'en satisferait pleinement. « En juin 2004, la direction m'a dit : " Dans six mois, on ouvre ". En octobre 2005, le projet est accepté par l'assemblée de Corse. Mais il fallait l'autorisation de l'Europe. » En 2006, les autres régions (Alsace, Bretagne) commencent à réclamer leur chaîne, arguant qu'elles sont aussi prêtes à payer. D'avril à octobre, le projet prend du retard.
Le 16 décembre dernier, trois heures de diffusion sont lancées sur le satellite AB3, dont l'accès reste confidentiel. Sanguinetti espère que ViaStella soit rapidement diffusée par le satellite Astra, et donc disponible pour les abonnés à CanalSat. Pour cela, il faudra l'aval des législateurs et de France Télévisions : « A l'heure actuelle, on est dans l'attente d'une loi qui passe au Sénat sur la télévision du futur ». Cette loi a pour objet de développer la diffusion audiovisuelle numérique en France. Elle est le dernier obstacle avant le décollage, certes retardé, de ViaStella.
Liaison dangereuse
Quand il parle du projet, qu'il devait seulement écrire au début, Sampiero Sanguinetti est ému. Menacé, inculpé à trente-sept reprises pour autant de non-lieux, mis au placard à Paris de « façon rocambolesque », exilé en Sicile, lui, le Corse, s'était « juré de ne jamais revenir à la station de France 3 Corse ». Mais la liaison dangereuse ne pouvait se terminer par une rupture. Déchiré entre « s'en prendre plein la gueule » et de ne rien faire, il a rapidement fait son choix : « La Corse a un énorme problème : la violence. Elle a un des plus forts taux de chômage. Il y a une absence de développement économique ». Déclencher ce développement grâce à l'audiovisuel, tel est le nouveau défi de Sampiero Sanguinetti.
21 janvier 2007
Rendez-vous le 11 février
Invitée du 20 heures hier soit sur TF1 puis à l'émission politique de Laurence Ferrari cet après-midi sur Canal +, Ségolène Royal s'est montrée plus précise sur son calendrier de campagne. Dans une vingtaine de jours, elle dévoilera les principales lignes du programme socialiste.
Difficiel de ne pas voir à la télévision la candidate du PS aux présidentielles de 2007 ce week-end. Hier, elle a défendu sa méthode participative, critiquée à l'extérieur voir à l'intérieur de son parti . Vendredi, elle avait participé au meeting de Lille, où les citoyens avaient pu échanger, proposer leurs idées. Sur le plateau de Claire Chazal, elle a annoncé la mise en place de 5000 débats partout en France, qui aboutiront sur son projet présidentiel, "pour remettre les Français au coeur du projet socialiste".
"Projet contre projet"
"Nous n'avons pas la même idée de l'exercice du pouvoir". Ségolène Royal s'est montrée offensive contre le candidat UMP, "sacré" le week-end dernier au sein de son parti : Nicolas Sarkozy. Elle a ainsi déclaré : " Je ne crois pas que dans la France telle qu'elle est aujourd'hui, un homme providentiel, qui pense avoir raison tout seul, qui promet tout et donc demain ne tiendra rien, je ne crois pas que cela soit ce dont la France a besoin". Elle a alors prévenu que la campagne pour les élections présidentielles 2007 sera un combat de "projet contre projet".
Confiance
Voyageant dans une zone de turbulences depuis quelque temps (désaccord au sein du PS sur la politique de l'impôt, suspension pour un mois du porte-parole de la campagne Arnaud Montebourg, polémique de l'ISF, "bravitude", etc.), Ségolène Royal a "appelé les socialistes à lui faire confiance". Cet après-midi sur Canal +, elle a également clarifié la situation au sujet de son compagnon François Hollande : "La situation est inédite, c'est la démonstration de l'égalité à laquelle les hommes et les femmes doivent s'habituer" .
Contestée pour ses méthodes de travail et "prudence" dans les propositions, la candidate PS a remis, en deux émissions, les choses au point.
19 janvier 2007
A qui le tour ?
Après Floyd Landis, vainqueur du Tour de France cycliste 2006, son dauphin espagnol, Oscar Pereiro, est à son tour soupçonné de dopage lors de cette même compétition.
Depuis quelque temps, on l'entendait moins. Pourtant, dès la nouvelle du contrôle positif à la testostérone de Landis au milieu de l'été, Oscar Pereiro, deuxième du Tour de France 2006, avait demandé justice. En sorte, qu'il soit déclaré vainqueur de la Grande Boucle à la place de l'Américain.
Information Le Monde
Hier, le quotidien national Le Monde lançait donc une bombe dans un milieu, inextricablement pourri par le dopage. Sur son site web, il titrait : "Oscar Pereiro, deuxième du Tour de France 2006, a été contrôlé positif pendant la Grande Boucle". Contrairement à Floyd Landis, Oscar Pereiro aurait été contrôlé positif au salbutamol, médicament prescrit contre l'asthme, mais formellement interdit sans ordonnace médicale valable pour les compétitions.
L'AFLD en attente
Oscar Pereiro n'est pas ignare de son contrôle. Depuis août dernier, l'Agence française de lutte contre le dopage lui a demandé à trois reprises une justification pour sa prise de salbutamol. Pour le moment, le coureur espagnol se défend grâce à une autorisation d'usage à des fins thérapeutiques (AUT), délivrée par l'Union cycliste internationale. Mais cela n'est en aucun cas considéré, en France, comme une justification médicale.
Actuellement, l'AFLD est toujours en attente du dossier médical du coureur espagnol de l'équipe Iles Baléares-Caisse d'Epargne. Oscar Peireiro se aurait-il fait preuve d'inadvertance, se serait-il emmêlé dans la paprasserie française, ou bien voulait-il retarder l'inévitable ?
Quel vainqueur pour 2006 ?
Le Monde est coutumier du fait. En décembre dernier, le journal avait publié un article dénonçant un véritable réseau de dopage mettant en cause le Real Madrid et le FC Barcelone, entre autres. L'Espagne est à nouveau pointé du doigt, pour le cylcisme cette-fois-ci.
Reste une question, la plus importante : "Qui est le vainqueur du Tour de France 2006 ?" Bien que poursuivi en France, Floyd Landis n'a pas dit son dernier mot. Il a engagé une procédure qui s'annonce longue, avec des avocats à la recherche de la petite bête. Oscar Pereiro annonce qui 'il faxera bientôt vers la France ses justificatifs médicaux. Mais pour l'instant, impossible de dire qui a gagné cette Grande Boucle. Pourquoi pas le troisième, l'Allemand Andreas Klöden, s'il n'est pas à son tour embarqué dans une affaire de dopage ?
Interrogations
En tout cas, ces affaires rassurent sans rassurer. Certes, la France peut se targuer d'être désormais efficace dans la lutte contre le dopage. Mais cela ne semble pas effrayer le moins du monde les cyclistes. Pis, est-ce-qu'elle a les moyens de détecter les nouveaux produits, encore plus difficilement décelables ?
17 janvier 2007
Un pour tous, tous pour l'ISF !
Hier, Ségolène Royal a révélé qu'elle payait l'impôt de solidarité sur la fortune. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy et François Bayrou entrent de la "course". Ils déclarent vouloir révéler, eux aussi, leur patrimoine.
La nouvelle est ultra-importante. Nous voilà rassurés, les médias aussi : les politiques "riches" paient l'ISF ! C'est la candidate socialiste aux prochaines présidentielles qui a ouvert le bal, mardi. Sur fond de gue-guerre entre le PS et l'UMP (des rumeurs sur internet l'ont accusée de fraude), elle a tenu à clarifier les choses. 355 000 euros, c'est donc l'estimation de son patrimoine.
L'ISF, crée en 1989 ne concerne que les personnes possédant un patrimoine net supérieur à 760 000 euros. " A titre personnel, je n’atteins pas le seuil de l’impôt sur la fortune mais c’est en cumulant mon patrimoine avec celui de mon conjoint [François Hollande] » que nous avons franchi le seuil de l’impôt sur la fortune".
Au tour de Sarkozy et Bayrou
Dès lors, les politiques ont décidé un à un de prouver leur transparence. Dominique Voynet a été la première. Sachez donc qu'elle a acheté avec emprunt une maison de 280 000 euros en Seine-Saint-Denis, et une autre secondaire en Bretagne valant un peu plus de 120 000 euros. Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy annonce qu'il publiera très prochainement sa déclaration de l'ISF. Selon Le Monde, François Bayrou " a fait savoir qu'il rendra lui-aussi sa déclaration de patrimoine "dès qu'elle aura été établie". Son entourage a précisé que cette décision avait été prise avant l'initiative de la candidate socialiste, mardi, de publier des avoirs." Ah bon... Nous voilà, encore une fois, rassurés.
"ISFomania"
Toujours est-il que la déclaration de son patrimoine est devenue une mode. Certes, c'est un acte de transparence. Mais aux vues des proportions que cela prend, c'est plus une manière pour chaque canditat à l'Elysée de répondre du tac-o-tac. Aucun des grands partis n'a souhaité se démarquer. Ah si ! Il y en a un. Et comme d'habitude, il na fait pas de bruit, attend son heure... Les politiques, encore une fois profitent de l'ampleur prise, avec les médias, de cet "évènement", au lieu de proposer des idées concrètes en vue des élections.
Les DRM prennent un coup de vieux
Fnac et Virgin ont annoncé aujourd'hui qu'ils mettaient à disposition, sur internet, plus de cent mille titres de musique dépourvus de mesures techniques de protection (Digital Rights Management en anglais).
C'est une petite révolution. Désormais, il sera possible de télécharger des musiques à bas pris, de les lire sur n'importe quel balladeur numérique, et même de les copier. Finis les problèmes d'incompatibilité. Car avant, écouter une chanson sur son lecteur mp3 ne garantissait pas de pouvoir le faire sur le lecteur d'une autre marque, sur son ordinateur ou celui de son voisin, etc. Tout cela étant dû aux "plates-formes de téléchargement [lieux où l'on télécharge légalement de la musique]" qui "sont équipées de verrous numériques qui protègent les droits d'auteur mais restreignent leur utilisation", explique Le Monde.
10 % du catalogue
Virgin, le groupe américain, s'est mis d'accord avec des labels indépendants. Ainsi, il a prévu de mettre à disposition rapidement près de 200 000 titres de musiques, entièrement dévérouillés, soit un dizième de l'ensemble de son catalogue. Attention ! Il ne s'agit pas encore des plus connus, des plus téléchargés. On retrouve par exemple des artistes comme Anaïs, Nadasurf, Morcheeba ou encore Henri Salvador (eh oui !).
Dans la même politique, la Fnac propose environ 150 000 titres sans DRM, à partir de 0,99 centimes.
Les grands labels, qui possèdent les plus gros contrats dans le monde de la musique, se montrent pour le moment plus réticents. Or, le téléchargement illégal est encore d'avoir été éradiqué. Virgin et Fnac font un premier pas, à trajet leur nouvelle initiative, dans la lutte contre le piratage numérique.
16 janvier 2007
Open d'Australie : ça chauffe !
Le premier tournoi du Grand Chelem de la saison, disputé en Australie, a débuté lundi. Les favoris ont pour la plupart passé l'obstacle du premier tour sans encombre, alors que la chaleur se fait de plus en plus étouffante.
Chaud devant ! La deuxième journée de l'unique Grand Chelem se disputant sur l'hémisphère Sud n'a pas été de tout repos pour les tenniswomen et tennismen. 40,4 °C : c'est la température maximale enregistrée sur les courts verts australiens. Les organisateurs se sont même vus obligés d'interrompre les matches pendant sept heures l'après midi, comme l'exige la nouvelle règle (arrêt de toutes les rencontres quand la température excède les 35 degrés).
Clijsters expéditive
Dans le tableau féminin, la Belge flamande Kim Clijsters s'est faite remarquée. Pressée de retrouvé la fraîcheur de sa chambre d'hôtel climatisée, elle n'est restée que trois quarts d'heure sur le court. Elle remporte facilement son premier match du tournoi, face à la modeste Russe Bardina. Résultat final, deux roues de bicyclette : 6-0 6-0.
Chez les hommes, Lleyton Hewitt, l'idole local, a frôlé la correction. Opposé l'Américain Russel, passé par les qualifications, l'Australien a dû batailler en cinq sets (3-6, 2-6, 6-3, 6-3, 6-3), mais accède au second tour. Les deux grands favoris Roger Federer et Raphaël Nadal, têtes de série numéro un et deux, n'ont eu besoin que de trois sets gagnants pour se qualifier.
Larmes de joie et de peine pour les Français
Camille Pin, 62 ème joueuse mondiale, a presque réalisé l'exploit : battre la tête de série n°1, en l'occurence la Russe Maria Sharapova. Passée à deux points de la victoire, elle s'est finalement inclinée deux sets à un (6-3, 4-6, 9-7). Mais c'est avec un grand sourire aux lèvres qu'elle a salué les quinze mille spectateurs présents.
Paul-Henri Mathieu est, pour sa part, accablé de malchance. Dominant l'Espagnol Verdasco (35 ème mondial) deux sets à zéro et 3-0 dans le tiebreak de la troisième manche, l'Alsacien s'est subitement tordu la cheville et a dû abandonner. L'éternel espoir français, qui semblait avoir atteint un niveau de jeu très encourageant pour le début de saison, voit encore une fois ses illusions s'effondrer. La scoumoune !
15 janvier 2007
La pédocriminalité dénoncée crûment
Avec la colère des enfants déchus, Catherine Fradier signe un polar rude mais réaliste sur la barbarie de la pédophilie. A lire.
Les réseaux pédocriminels. Un thème presque tabou rarement traité dans les thrillers d'aujourd'hui. La colère des enfants déchus, Grand prix de la littérature policière en 2006, apparaît comme l'exception. Et c'est peut-être pour cela qu'il se démarque.
Au début de l'intrigue, deux journalistes, auteurs d'un livre dénonçant la réseaux pédophiles, sans aucun soutien de qui que ce soit (politiques, justice, etc.). Leur essai passe presque inaperçue. Jusqu'aux morts successives, toutes plus cruelles les unes que les autres, des grands acteurs de la pédocriminalité, dénoncés dans leur ouvrage. Quels criminels peuvent être encore plus barbares que les barbares ? Avec l'appui d'Interpol, les journalistes vont être incités à participer à l'enquête, sur fond de la Saga Starwars.
Un parcours atypique
Le sujet est délicat. A tel point que rare sont les auteurs à s'y être aventurés. Catherine Fradier n'en fait pas partie. De par une expérience professionnelle très diversifiée, la native de la Drôme (Rhône-Alpes) se différencie des auteurs quelconque. Barmaid, secrétaire, agent commercial, gardien de la paix (une des premières femmes à intégrer la brigade de nuit), réceptionniste ou encore surveillante de nuit dans un internat, son parcours est atypique.
La Colère des enfant déchus, c'est un polar rare, sensible, efficace... mais cru. Mais comment ne pas l'être lorsque l'on parle de corps d'enfants filmés séquestrés, torturés, violés, massacrés ?
EXTRAITS : voici ci-dessous un extrait. L'action se passe lors du visionnage par les journalistes de l'assassinat sauvage du premier pédocriminel, au doux prénoom de Valeo.
" La lame s'approcha du sternum, Valeo supplia. Un filet de sang glissa entre les poils, la lame s'enfonça et ouvrit la chair jusqu'au pubis [...] Les gants écartèrent la peau du ventre, l'épiderme, le derme, la couche graisseuse, les muscles. Ils saisirent à pleines mains une masse grouillante et fumante, puis l'extirpèrent. Des mains expertes de tricoteuse qui démêlaient l'écheveau c[..] l'homme étira l'intestin et l'enroula avec soin autour de la bobine [de film], reliant corps et âme Valeo avec l'un des instruments qui avait contribué a sa fortune. L'intestin fumait sous le cuir ".
14 janvier 2007
Sea what ?
Sealand, plate-forme de 550 mètres carré perdue dans la mer du Nord, se déclare depuis des années comme "le plus petit état au monde". Désormais, elle est à vendre. Une entreprise de téléchargements illégaux est intéressée pour le rachat.
Sealand, c'est un drapeau, une monnaie, des timbres-postes, un Sénat et... une équipe de football ! Tout cela pour un "état", dont le pied-à-terre n'est autre que deux énormes cylindres de béton, plantés dans la mer (au Sud-Est de l'Angletrerre) et supportant une plate-forme de métal rouge.
Principauté
1966. Roy Bates, ancien major de l'armée britannique, aborde sur la plate-forme. Puis, après s'être sérieusement documenté sur le droit martime et "vaincu" le gouvernement britannique, il devient propriétaire de Sealand. Ce qui ressemblait au début à une farce se transforme en "affaire d'état".
En 1975, Sealand est désormais un état indépaendant, et plus précisément une principauté, Roy Bates s'auto-proclamant comme souverain. Elle sa propre constitution (un préambule suivi de sept articles), ses propres lois (port d'armes prohibés). Cependant, aucun autre état ne la reconnaît actuellement.
Un prisonnier
Le nombre d'habitants de la principauté n'a jamais dépassé le chiffre cinq. Cependant, elle a déjà eu "son" prisonnier, un Allemand qui avait tenté, avec des associés, tenté de kidnapper le fils de Roy Bates à la fin des années 70. Le coupable, détenteur d'un passeport néerlandais, avait été relâché sans encombre.
A vendre... à n'importe qui ?
Aujourd'hui, Roy Bates a 85 ans. Sa famille a de envies de vente. Prix de la plate-forme ? "Dix millions de livres [1,5 millions d'euros] pour 550 mètres carrés habitables – ce qui met quand même le mètre carré à plus de 27 000 euros ", rapporte Libération. Au tout début de l'année 2007, une entreprise a montré le bout de son nez : The Pirate Bay. Comme le laisse susciter son nom, la firme ne semble pas être la reine de la légalité. Elle "s’était fait assez remarquée pour avoir été fermée pour l’hébergement et sa participation à la diffusion de contenus illégaux".
Seland, située dans les eaux internationales à plus de trois des mille des eaux territoriales du Royaume-Uni, n'est pas régi par la loi britannique, où les droits d'auteurs sont évidemment protégés. Reste à voir si les propriétaires de Sealand, équipée du matériel nécessaire pour les télécommunication (internet compris), sont cupides à tel point de vendre la plate-forme à une compagnie hors-la-loi