30 mai 2007
"J'aurais préféré gagner un titre"
Les joueurs, les entraîneurs de D1 et les internautes du site de la ligue nationale de handball (LNH) ont élu le Chambérien Bertrand Roiné meilleur arrière gauche du championnat de France de D1 aux Trophées du hand 2007, avec 25,8 % des votes.
Bertrand Roiné, vous devancez au classement l'Ivryen Guilbert (2ème avec 23,2%) et le Nîmois Saurina (3ème avec 21,9%. Satisfait ?
B.R. : "Je suis content, ça fait toujours plaisir d'être récompensé mais ça n'est pas une fin en soi. Je crois que pour ma première saison à Dunkerque (ndlr : 2004/2005), je n'étais pas passé loin du trophée. C'était finalement Karabatic (aujourd'hui à Kiel en Allemagne) qui avait fini premier. Personnellement, j'aurais préféré que moi et mes coéquipiers nous nous qualifions pour la Ligue des Champions ou même remportions le titre de champions de France cette saison."
Savez-vous quand vous allez recevoir votre trophée ?
"Ce devrait être lors de la dernière journée de championnat le vendredi 1er juin. Ca aurait pu être plus sympa si ça avait été à domicile, à Chambéry. Mais je crois que la Ligue a prévu de le faire à Montpellier, puisqu'il y a pas mal de joueurs héraultais qui vont également recevoir un trophée (ndlr: Michaël Guigou, David Juricek et Franck Junillon)."
Qu'a-t-il manqué au Chambéry Savoie Handball pour rester au coude à coude en championnat jusqu'à la fin avec Ivry (1er) et Montpellier (2ème) ?
"On a fait plutôt une belle saison. La défaite au match retour à Ivry (32-31, le 17 février) nous a fait mal. Derrière, on enchaîne trois-quatre matches où on n'est pas plus dans le coup. On perd largement à Istres puis contre Tremblay à domicile."
Personellement, comment analysez-vous votre saison ?
"Cette année, j'ai joué pour la première fois la Ligue des champions. J'ai fait une bonne première partie de saison, puis une seconde moins performante. J'ai enchaîné les blessures. Aujourd'hui, ça va mieux. Je suis prêt pour la fin de la saison."
Le championnat terminé, vous allez partir en stage en Chine avec l'équipe de France (du 4 au 15 juin). Avec quelle ambition ?
"Je veux prendre du plaisir. Mon dernier stage avec la sélection date d'il y a deux ans aux Jeux Méditerranéens. J'étais blessé et n'avais pas participé à tous les entraînements. Je n'avais pas fait un super tournoi. Ce stage en juin en Asie va être sympa. Le plus long voyage que j'ai fait, c'était les Îles Féroés. Sur la dizaine de jours, je crois qu'une visite des installations olympiques pour le handball est prévue. Sportivement, ce stage peut me permettre d'intégrer le groupe final de l'équipe de France. Il y a des places à prendre. Pourquoi pas avant les Jeux Olympiques. Ca va être dur d'aller à Pékin en 2008 mais je vais tout essayer pour y parvenir."
PALMARES DES TROPHEES DU HAND 2007
Meilleur joueur : Luc Abalo (US Ivry HB). Ailier gauche : Michaël Guigou (Montpellier HB). Ailier droit : Luc Abalo. Pivot : David Juricek (Montpellier HB). Arrière gauche : Bertrand Roiné (Chambéry SH). Arrière droit : Sébastien Bosquet (US Dunkerque). Demi-centre : Ragnar Oskarsson (US Ivry HB). Gardien de but : Dragan Pocuca (US Ivry HB). Meilleur défenseur : Franck Junillon (Montpellier HB). Meilleur entraîneur : Stéphane Imbratta (US Ivry HB).
LES STATISTIQUES DE ROINE
Cette saison, l'arrière gauche chambérien est le meilleur buteur de champs en D1 avec 5,6 buts de moyenne et 24 matches joués et 54,2 % de réussite au tir. Une fiche de stats complétée par ses 1,2 passes décisives par match.
DEPUIS STOECKLIN...
Bertrand Roiné succède à Stéphane Stoecklin au palmarès des handballeurs chambériens récompensés aux Trophées du handball. En 2004, l'ancien international, aujourd'hui à la retraite, avait été élu meilleur arrière droit du Championnat de France.
22 mai 2007
Cléau, pour le plaisir
Audrey Cléau, née à Dijon mais Savoyarde de coeur, entame sans pression sa dernière saison au plus haut niveau.
"C'est le moment de mettre le clignotant." Un grand sourire aux lèvres, les pieds meurtris par les ampoules et libérés de leurs baskets, la triathlète Audrey Cléau vient de remporter de la tête et des épaules le semi-marathon de Chambéry dans la catégorie féminine (13/05/07). A l'aube de ses trente-quatre printemps (le 11 juin), en pleine forme physique, elle annonce que l'année 2007 sera la dernière d'une carrière sportive bien remplie. Double championne de France longue distance (LD, 2003 et 2004), vice-championne du monde de duathlon (2003), championne du monde de triathlon LD par équipes (2004) et encore vice-championne de France LD l'an passé, elle s'est lancée un dernier défi, pour le plaisir : "Me qualifier pour les prochains Mondiaux en France, à Lorient".
"Je n'ai jamais nagé aussi bien"
Pour cela, la native de Dijon devra aller gagner son ticket dans deux semaines, à Villiers-sur-Loir (Loir-et-Cher). "Tout est jouable. Si je termine sur le podium, je serais qualifiée. Il y aura un bon plateau avec Johanna Daumas (3ème aux Mondiaux LD l'an passé à Canberra). Pour ma part, je n'ai jamais nagé ausi bien. Et ça se passe bien en vélo et en course." 4 km de natation, 120 de vélo et 30 de course à pied, voici le programme des Championnats du monde de Lorient (15 juillet), Audrey Cléau espère laver l'affront de l'Australie, où elle avait du abandonner. Pour affiner sa préparation, elle a participé au semi de Chambéry. Résultat : victoire dans la catégorie dames et un chrono à trois minutes seulement de son record.
Licence pro en 2008
Le 8 septembre prochain, la licenciée du Triathl'Aix Provence et de l'Athlétique Sport Aixois (Aix-les-Bains) participera à son dernier Championnnat de France LD, à Gérardmer (Vosges). Après, elle débutera une seconde carrière, professionnelle : "Quand on est athlète, on fait abstraction de tout ce qui passe à côté. Trop de sportifs ne s'occupent jamais de leur reconversion." Aujourd'hui, après une courte période de doute, elle a de nouveau l'esprit libéré. Gestionnaire du rayon bijoux d'un centre commercial à Bassens, elle commencera en août 2008 une licence professionelle à Technolac (Cesni).
"La Savoie, c'est le top !"
Audrey Cléau n'a pas l'intention de quitter la Savoie, sa région de coeur : "Toute ma famille, tous mes amis sont ici. J'adore les paysages, j'adore les lacs. La Savoie, c'est le top !" Cette Savoie qu'elle aime tant, cette jolie blonde d'un mètre soixante-cinq la retrouvera définitivement dans quelques mois. Mais avant, il lui reste un dernier rêve à réaliser, là-bas, en Bretagne.
17 mai 2007
Reporters de fiction
Depuis mardi dernier, Canal + diffuse chaque semaine deux épisodes de sa nouvelle série : Reporters. Créée par Alban Guitteny et Olivier Kohn, cette série nous fait pénétrer dans le monde du journalisme. Une réussite.
Reporters, c'est une représentation réaliste du l'univers des médias actuellement. Une chaîne publique (TV2F) en quête d'audience pour concurencer sa voisine du privée (...), un quotidien national (24 heures dans le monde) contraint de se faire faire racheter par une multinationale, des journalistes et des politiques accolytes, des reporters pris en otage, un monde de la télévision cruel, etc. Canal + n'oublie rien et tant mieux. D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que la chaîne privée ne se prive pas d'oser, d'innover. On peut même se poser la question de savoir si Reporters pourrait passer sur le réseau hertzien.
Des acteurs efficaces
La réussite de la série tient également au jeu des acteurs, justes. Jérôme Robart interprète un journaliste d'investigation à TV2F, Thomas Schneider, solitaire, franchissant parfois la frontière déontologique, mais capable de prendre des risques loin de la France pour "sortir une enquête choc". Florence Daumal, jouée par Anne Coesens, est la journaliste politique de 24 heures. Spécialiste du off et des mécanismes de la politique français, son personnage illustre bien les difficultés de actuelles de relation entre journalistes et hommes politiques.
Aucun personnage n'est oublié : il y a Elsa Cayatte (Aïssatou Diop) la stagaire qui grimpe, Catherine Alfonsi (Christine Boisson) la directrice intrasigeante de l'information de TV2F, Michel Cayatte (l'excellent Patrick Bouchitey) le fait diversier qui cotoie quotidiennement la détresse humaine, ou encore Albert Lehman (Dider Bezace) le directeur de la rédaction du quotidien tiraillée entre les exigeances éditoriales de son actionnaire et sa passion pour le métier et son équipe.
Criant d'intelligence, Reporters donne une bouffée d'oxygène à la série française. Elle offre aux spectateurs une vision réaliste du journalisme, permet de comprendre ses mécanismes. Merci Canal +.
01 mai 2007
Qui assiste qui ?
A quatre jours du second tour des présidentielles, la chaîne de télévision TF1 diffuse en deuxième partie de soirée un nouveau volet du Droit de savoir. Normal pour un mardi. Problème, le thème du magazine d'information porte sur cette "fameuse" France assitée. Coïncidence ou complaisance ?
" Faux chômeurs, RMIstes fraudeurs et malades imaginaires : enquête sur la France qui triche." Alors que le sprint final a démarré entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, TF1 a décidé de s'inviter dans la danse. Pour le grand débat de mercredi ? Oui aussi. Mais la chaîne privée a pris les devants et propose ce soir un document "brûlant". Certes, elle se défend des critiques de parti pris. Pourtant, difficile de ne pas voir que le thème de ce soir arrive gros comme une maison !!! Un plat servi tout chaud pour le candidat de l'UMP, qui durant toute sa campagne, n'a fait que parler de cette "France qui se lève tôt" et diaboliser ces Français qui "sont payés par l'Etat pour qu'ils travaillent moins".
Sur les traces du Point
Dans son dernier grand meeting à Charléty, qui a réuni des dizaines de milliers de personnes, Ségolène Royal a donné sa propre conception de la valeur travail. Elle a dénonce ses partrons-voyous qui négocient leurs indemnités de départ avant même d'être entré en fonction, quelque soit leurs performances (souvent médiocres si ce n'est catastrophiques !).
D'ailleurs TF1 n'est pas le seul média à faire les yeux doux à Nicolas Sarkozy. Il y a trois semaines, l'hebdomadaire Le Point titrait en Une : "La France assistée"
Les assistés oubliés
Mais dans les deux cas, TF1 comme Le Point, l'on parle seulement des mêmes assistés : ceux "si nombreux", selon Sarkozy, RMistes, demandeurs d'emplois qui vivent grâce aux aides publiques. Ces "assistés" qui ne refusent tous les emplois qu'on leur propose. Mais pourquoi le candidat UMP n'aborde pas les problèmes de tous ces employés, ces ouvriers qui perdent du jour au lendemain leur travail, alors qu'ils n'ont rien demandé, alors que leur entreprise est bénéficiaire, alors que les actionnaires se remplissent les poches goulûment ?
Pis, pourquoi TF1 et Le Point, dans leur reportages respectif, ne parlent-ils pas de ces fils-à-papa, qui gagnent de l'argent à rien faire parce que c'est le père qui gère l'entreprise, qui n'attendent que de pouvoir prendre la relève avant de se planter de façon ridicule car incompétents.
Si l'on veut parler de la "France assistée", si encore elle existe, il faut alors traiter de tous les sjets qui s'y joindrait. Sinon, ce n'est pas du journalisme, c'est de la communication. Mais c'est vrai, les grands médias sont 100 % indépendants. La preuve, ils le clament haut et fort !