le fondu de l'actu

France, monde, sports, médias, culture : un regard sur l'actu par un étudiant en journalisme

12 mai 2008

Les derniers dribles de Magic Jack

IMG_3034Dimanche 10 mai, Jackson Richardson a tiré sa révérence. En compagnie de ses coéquipiers de Chambéry, il a disputé lors de l’ultime journée de championnat de France sa dernière rencontre professionnelle. Reportage sur une soirée truffée de surprises.

Comme un symbole. Sept secondes à jouer au compteur. Les sept dernières secondes de sa carrière. Ses coéquipiers et ses adversaires du soir, Ivry, se sont mis d’accords pour quitter le terrain avant le coup de sifflet final. Tant pis pour le protocole officiel. Seul, au milieu du parquet, Jackson Richardson appelle son fils Melvyn. C’est lui qui offre le dernier but à son père, sous les yeux des 3500 spectateurs venus saluer le plus grand handballeur français de tous les temps. Il est 22h45. Voilà, c’est fini.

Des quatre coins de la France


19h15. Les portes de la Halle olympique d’Albertville s’ouvrent. Les premiers supporters pénètrent dans l’enceinte hôte des compétitions de patinage artistique et de hockey sur glace lors des Jeux d’hiver de 1992. Ce soir, l’espace de quelques heures, la flamme va se raviver pour rendre hommage à l’artiste, le « Zizou du handball », « Magic Jack » comme on aime le surnommer. On vient de toute la France : de Savoie naturellement, d’Auvergne, de l’Allier, du Rhône… ou encore de la Manche : « On a traversé la France en famille pour voir une dernière fois dans un match officiel celui qui a déclenché pour moi cette passion pour le handball », raconte Hervé accompagné de sa femme et de ses deux fils. Tous portent le T-Shirt collector distribué à l’entrée, l’inscription « la der de Jack » floquée dans le dos.

A l’extérieur, certains essaient de dénicher en vain une place, « un bon plan pour rentrer et ne pas rater ça », espère Aymeric, 22 ans. Le jeune originaire de Chambéry, à 50 kilomètres d’Albertville, fait partie des 2500 frustrés qui n’ont pas obtenir le fameux pass.

La Réunion à l’honneur

20h15. La Halle est désormais bien garnie. Les joueurs commencent leur échauffement au son de la musique créole. Car évidemment, la Réunion, terre d’enfance de Jackson Richardson, est à l’honneur. A l’entrée de la salle, le buffet des spécialités de l’île côtoie la boutique du Chambéry Savoie Handball. « J’en profite pour découvrir une autre cuisine. Et puis franchement, ça change du sandwich jambon-beurre ! », s’enthousiasme Anne, fervente supportrice savoyarde. Guides touristiques et affiches de la Réunion se mêlent au maillots et écharpes jaune et noirs, couleurs emblématiques du club chambérien.

Descente en rappel

21h15. Une demi-heure de retard. Initialement prévu à 20h45, le match entre Chambéry et Ivry va bientôt débuter. Auparavant, Jackson Richardson a croulé sous les surprises. Tous coiffés avec des perruques en dreadlocks, les vingt-sept joueurs et les deux arbitres ont pénétré sur le parquet sans la star de la soirée. Pour l’apercevoir, il faut lever la tête. Harnaché au plafond, à trente mètres de hauteur, le double champion de monde (1995 et 2001) et meilleur joueur de la planète en 1995 descend en rappel et atterrit sur le parquet sous les clameurs des « Jackson ! Jackson ! ».

IMG_3044Une dernière interview pour la télévision et le match démarre. Sans enjeu, la rencontre se déroule sur un faux rythme. Qu’importe, l’essentiel est ailleurs. Jackson Richardson expose toute sa palette technique (feintes, passes aveugles, dribbles) et inscrit les trois derniers buts de sa carrière. Entre deux olas, le public déchaîné remercie leur star en créole : « Mèrsi l’artiste, nou lè fier de ou ! » Puis arrivent ces sept dernières secondes, qui resteront à jamais dans la mémoire du champion. Le score final, sans doute moins. Même si lui-aussi renfermait sa part de symbole : victoire de Chambéry 34-33. Trente-quatre, le numéro de maillot de Jackson Richardson.

« Les gens que l’on aime ne disparaisse jamais »

23h15. Les confettis ont envahi le parquet de la Halle Olympique. Entouré de sa famille  - dont sa maman venue spécialement de la Réunion - et de ses amis sportifs (l’escrimeuse double championne olympique Laura Flessel, le footballeur José Touré, les vice-champions olympiques de basket Laurent Foirest et de ski Sébastien Amiez entre autres), Jackson prend le micro et remercie son père, disparu : « Je sais qu’il m’écoute et m’entend. Les gens que l’on aime ne disparaissent jamais si on sait les faire vivre dans son cœur ».
Et puis, pour refermer définitivement le rideau, Jackson ôte son maillot, l’accroche au harnais qui l’a fait descendre quelques heures plutôt et le contemple s’envoler dans les airs de le Halle Olympique. Comme un dernier symbole.




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12 décembre 2007

Les Bleues, gladiatrices des Arènes

IMG_2242Motivée et combative, l’équipe de France de handball a retrouvé ses valeurs pour dominer la Norvège lors de son dernier match de poule du Mondial avant les quarts de finale. Le tout dans des Arènes de Metz surchauffées.

Mardi 11 décembre, 19h12. Les dernières notes de la Marseillaise résonnent dans les Arènes de Metz, entièrement dévolues à ses Bleues. La centaine de supporters scandinaves, de rouge et de noir vêtus, fait pâle figure face au quatre mille cinq cents Français.
Ce soir l'équipe de France, hôtesse de ces Championnats du monde de handball version 2007, affronte la Norvège, championne d'Europe l’an passé. Une rencontre symbolique – les deux formations étant qualifiées pour les quarts de finale à Bercy - entre des Bleues en quête de confiance après les éraillures angolaise et russe (défaites 29-27 et 31-21) et des Norvégiennes, favorites de la compétition. 
Montré du doigt pour une certaine apathie lors des journées précédentes, le public lorrain n'a pas le temps de s'endormir. Boostées pour cette rencontre, les handballeuses françaises asphyxient d’entrée de jeu leurs adversaires. Défense agressive devant l’explosive gardienne Valérie Nicolas, contre-attaques fulgurantes conclues par les feux follets Sirama Dembélé et Makane Tunkara : les Tricolores mènent 6-2 au bout d’un quart d’heure de jeu. Plus expérimentées, les Norvégiennes regagnent les vestiaires avec un but d’avance (10-11).


Olas, jingles musicaux, égosillements

Mi-temps. Sur le sol en Taraflex orange et bleu, trois hommes surexcités, dreadlocks attachées ou libres, enflamment les Arènes avec leur chanson, entre reggae et ska. L’un d’entre eux est speaker du match. Son rôle : chauffer la salle à coups de jingles musicaux. Olas complètes, applaudissements rythmés, égosillements (« Allez les Bleues ! Allez les Bleues ! ») se succèdent pendant soixante minutes, durée d’un match de handball. L’osmose avec le deuxième speaker, en l’occurrence une speakerine, est complète. La voix féminine et enthousiaste se charge de l’institutionnel : noms des buteurs, annonces du score, des temps-morts ou encore des suspensions temporaires de deux minutes.

IMG_2259Et le match dans tout cela ? Combatives, les lionnes françaises s’accrochent aux grandes gazelles scandinaves au collectif plus huilé en attaque. À l’image de la ravissante demi-centre Gro Hammerseng, véritable star en Norvège, pays où le handball féminin bénéficie du même standing que le football masculin en France. Mais ce soir, elle évolue à l’extérieur. La France, emmenée par sa meilleure buteuse Sophie Herbrecht et l’étoile montante de 22 ans Camille Ayglon, fait mieux que rivaliser. Elle passe en tête au tableau d’affichage. Cinquante-quatrième minute de jeu : penalty – jet de sept mètres dans le langage « handballistique » – pour les Bleues. La mythique bande originale du Bon, de la brute et du truand accompagne Myriam Borg quand elle se présente devant la gardienne. Pas intimidée, elle la prend à contre-pied. Quatre buts d’avance, le trou est fait : reste plus qu’à gérer. Les Norvégiennes ne les rattraperont pas. Score final : 26-24.


« Rendez-vous à Bercy »

Soulagées par cette victoire sur les championnes d’Europe en titre, elles s’envoleront le lendemain, direction Paris. Dans deux jours, elles affronteront la Roumanie dans le Palais omnisports de Paris-Bercy et ses 15 000 spectateurs. Mais ce soir, les Françaises profitent de leurs derniers instants au milieu des Arènes, lieu saint du hand féminin hexagonal. Micro en main, Valérie Nicolas, élue joueuse du match grâce à ses dix-neuf arrêts, remercie le public : « Je vous donne rendez-vous à Bercy. On aura besoin de votre support ! » Puis la centaine de bénévoles, polos rouges, se présentent à leur tour sur le parquet. Salués par le président de la fédération internationale de handball, eux aussi s’imprègnent des vibrations de la salle, avant que le rideau des Mondiaux ne se referme définitivement sur Metz.


« Norge ! Norge ! »

IMG_2258Les tribunes se vident progressivement, les journalistes s’affairent, une famille norvégienne reste confortablement assise sur quatre sièges d’un des virages des Arènes. La mère parle français : « Nous sommes venus voir tous les matches de la Norvège et profitons de ces quelques jours passés en France pour découvrir le pays ». Leurs jeunes enfants, une fille et un garçon, les cheveux blonds, le ballon bleu blanc rouge officiel de la compétition entre leurs mains, scandent encore « Norge ! (Norvège !) Norge ! » Tout comme les supporters du Grand Nord restés eux aussi à leur place. Même déçus, leur bonne humeur transparaît. Pas de heurts, ni d’insultes avec les fans français. On en est tellement loin…


Nota Bene
IMG_2247La France s’est inclinée en quart de finale face à la Roumanie 34 à 31 après deux prolongations. Elle a terminé à la cinquième place du Mondial après des victoires contre la Hongrie puis la Corée du Sud dans les matches de classement.
La Norvège est devenue dimanche 16 décembre vice-championne du monde après s’être inclinée 28 à 24 face à la Russie en finale à Bercy.


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28 juin 2007

Gourmande comme Amandine

leynaudDerrière l'intouchable Valérie Nicolas, l'Ardèchoise Amandine Leynaud postule pour une place dans le groupe des seize en vue du Mondial en France (2-16 décembre).

Une coupe de fraises en guise de dessert, Amandine Leynaud savoure ce début d'après-midi à l'auberge d'Anthy-sur-Léman (Haute-Savoie), au bord du lac. Avec dix-huit de ses partenaires, dont les illustres Nicolas, Pecqueux-Rolland ou Wendling, elle rentre d'un entraînement intensif physiquement, à l'image de la semaine (du 14 au 21 juin).
Mondial 2007. Cette année, les Bleues n'ont d'yeux que pour lui. "Tout le monde y pense", avoue Amandine. L'entraîneur Olivier Krumbholz a concocté à ses filles une série de cinq stages de préparation : la région Rhone-Alpes est la première étape.

"Tout le monde pensait que j'allais me planter"

L'occasion pour Amandine Leynaud de retrouver la terre de ses premiers pas. Née au printemps 86 à Aubenas, elle s'inscrit dans le club de sa ville natale à 12 ans. Quatre ans plus tard, elle intègre le sport-étude de Chambéry. Avec Ali, son mentor, elle enchaîne sans retenue les journées d'entraînements : "J'arrivais une heure avant les autres". Alors licenciée à Bourg-de-Péage (Drôme), l'aventure du pôle se termine en eau de boudin. Blessée très gravement aux ligaments du genou, elle est privée de sa dernière année de formation.
En 2004, à peine majeur, elle signe à Metz, le plus grand club français féminin. Un pari osé : "J'ai fait le choix de partir très jeune. Tout le monde pensait que j'allais me planter. Aujourd'hui, je joue avec l'équipe "Une"". Avec Linda Pradel, elles se partagent le temps de jeu dans les cages messines. "C'est agréable de partager un match avec une joueuse qu'on apprécie", confie-t-elle. Pas de rivalité débordante donc, même si l'une des deux devraient rester à quai avant le Mondial. Il ya deux ans en Russie, Olivier Krumbholz n'avait emmené que deux gardiennes aux championnats du monde. Et Valérie Nicolas est, pour le moment, indétrônable.

"Presqu'un sport individuel"

Gagner sa place. Amandine n'a que ça en tête. En avril, elle a participé aux deux confrontations franco-allemandes. Bilan : huit arrêts puis treize lors de la deuxième confrontation amicale, le tout en une seule mi-temps, devant les 7000 spectateurs du Palais Omnisports Paris-Bercy.
Explosivité, bonne lecture du jeu, la portière ardèchoise possède les deux principales qualités exigées à son poste. Histoire dajouter une corde à son arc, elle s'est mise depuis quelques saisons à la vidéo : "Gardien, c'est un peu comme un sport individuel. La vidéo permet de décortiquer les tirs des adversaires. Cela me donne énormément de clés." Suffisamment peut-être pour s'ouvrir les portes du Mondial 2007.

LEYNAUD EN BREF
Née le 2 mai 1986 à Aubenas (Ardèche). 1,78 m et 65kg. Clubs successifs : Aubenas, Bourg-de-Péage (N1, D2), Metz (D1, depuis 2004). Sélectionnée en équipe de France jeune, espoir puis senior (7 capes)

EN SAVOIR PLUS
L'équipe de France jouera ses trois matches de poule à Pau les 2,3 et 4 décembre. En compagnie des Bleues figurent l'Argentine, la Croatie et le Kazakhstan.

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23 juin 2007

"Un parcours magnifique"

page26_21_1Jean-Yves Crespo, triathlète chambérien participe à l'Ironman de Nice

Jean-Yves, quelle place visez-vous pour cet Ironman ?
J-Y.C. :"Je vais essayer de faire une bonne course. Nous somme trois du Chambéry Triathlon avec Franck Gorry et Anne Kouklevsky. Cette saison, au temps scratch, j'ai terminé 8ème du triathlon de Rumilly et 21ème à Doussard (74). Samedi, si je termine dans les huit permiers de ma catégorie (serniors 3), je serais qualifié pour la finale de l'Ironman à Hawaï (mi-octobre). Mais ça va vraiment être difficile. Il y a beaucoup de concurents de toutes les nationalités. Le niveau est évidemment très élevé."

Vous connaissez le parcours de l'Ironman de Nice, comment le définiriez-vous ?
"J'étais déjà au départ l'an passé (ndlr: il avait terminé 16ème de la catégorie séniors3). J'ai participé en 2005 à l'Ironman de Zürich. Mais à Nice, c'est magnifique. On a le plus beau parcours vélo avec un passage dans l'arrière-pays niçois. Et puis l'arrivée en course à pied a lieu sur la mythique Promenade des Anglais. Cela attire beaucoup d'étrangers. Cette année, il y a plus de 200 Britanniques, des Américains, etc"

En début de saison, vous étiez-vous donné des objectifs précis ?

"Mon ambition était de retourner à Nice. Ensuite, je vais tenter de faire mieux aux championnats de France longue distance où l'an passé, j'avais terminé 37ème scratch. Je me situe, toutes catégories confondues, dans les quarante premiers. Cette saison, je n'ai pas eu la préparation optimale. J'ai manqué de temps, à cause de mon activité professionnelle. Or, le triathlon exige beaucoup d'entraînements."

EN SAVOIR PLUS
Le départ de la 3ème édition de l'Ironman France à Nice sera donné dimanche à 6h30. Plus de 1000 athlètes, français et internationaux, participeront à ce triathlon longue distance (3,8 km de natation, 180 km de cyclisme et 42,195 km de course à pied)

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01 juin 2007

Botti sort de sa réserve

centre27_1170176054Demi_centre capitaine de l'équipe du centre de formation du Chambéry Savoie Handball et frère de Kévin Botti, espoir du tennis français, Florian Botti a gravi un nouvel échelon.

Se lâcher. Florian Botti s'est trouvé un nouveau credo. Ce Svoyard pure souche, tombé dans la marmite du hand dès son plus jeune âge (ses parents ont joué en Nationale 2), va le prouver à nouveau samedi soir. La réserve du Chambéry Savoie Handball reçoit Folschviller en barrage retour d'accession en N1. "C'est bien d'avoir gangé à l'aller (29-21) même si on a eu jusqu'à douze buts d'avance", souligne celui qui, avec quatre réalisations, a été l'un des principaux artisans de la victoire.

"J'ai progressé"

Un rôle de leardership que Florian a joué tout au long de cette saison. Leader, créateur, passeur, buteur. Il assume aujourd'hui toutes les fonctions du demi-centre : "J'ai progressé, je deviens plus décisif. Bertrand (Pachoud, l'entraîneur) m'a donné des responsabilités dont le capitanat." Fini le joueur introverti. Place aujourd'hui au meneur de jeu libéré qui a croisé la route d'un certain Jackson Richardson :"M'entraîner rien que quelques fois avec lui est forcément formateur. C'est difficile de trouver un handballeur qui a une meilleure vision du jeu que lui. Le conseil de Jack, c'est de me lâcher !"

A la trêve hivernale, alors que les internationaux disputaient les Championnats du Monde en Allemagne, Florian Botti a pu goûter aux joies des premières apparitions avec l'équipe Une. Tournoi de Dunkerque, matches amicaux contre Paris, il a bénéficié d'une vingtaine de minutes de temps de jeu à chaque rencontre, et constaté la "différence d'intensité" entre le haut niveau et la Nationale 2.

Jouer en N1 à Chambéry

L'an prochain, ce demi-centre d'1,85 m ne sait pas où il évoluera. "J'ai rencontré Philippe Gardent et Alain Poncet. Ils sont contents de mes prestations. Je ne signerai pas de contrat pro mais sûrement un contrat de formation." Contacté par Genève, entraîné par Rudy Bertsch, formateur d'un certain Guillaume Gille au même poste, Florian Botti préfèrerait rester encore un an en Savoie. A condition que Chambéry valide son ticket pour la N1. Le temps aussi de passer son diplôme universitaire européen de préparateur physique0. Inscrit à l'Université de Lyon, il suit une formation composée de séminaires qui l'emmènent à Lyon, Turin, Lausanne et Bruxelles. Mardi en Italie, il rencontrera Claudio Gaudino, préparateur physique de la "Squadra Azzurra", championne du monde de football en 2006.

Fan de son frère

Il se verrait bien s'occuper d'un club ou d'un sportif. Pourquoi pas dans le tennis, où son frère Kévin, 18 ans, est un espoir français : "Je suis le premier fan ! Dès que j'ai du temps libre, je vais le voir à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes) où il s'entrâine". Posé, l'aîné se soucie de l'avenir du petit frère : "Il faut qu'il passe son bac !".

Amoureux du collectif, Florian Botti vante les mérite de son équipe. Un groupe jeune (20 ans de moyenne) qu'il mènera une dernière fois cette saison ce week-end, avec plaisir : "Il y règne un super esprit. C'est peut-être ce qui nous a manqué les années précédentes." Bien qu'handicapé par un coude droit douloureux depuis 2007, il lui reste un dernier objectif à accomplir : " Gagner samedi avec les potes contre Folschvillet, et faire la fête ensemble !"

BOTTI EN BREF
21 ans, né à Chambéry. Prépare son D.U.E.P.P. à Lyon. Sélectionné en équipe de France juniors pour un tournoi international à Leipzig (Allemagne) en janvier 2006. Au Chambéry SH depui 2002.
 

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30 mai 2007

"J'aurais préféré gagner un titre"

roine_lalsaceLes joueurs, les entraîneurs de D1 et les internautes du site de la ligue nationale de handball (LNH) ont élu le Chambérien Bertrand Roiné meilleur arrière gauche du championnat de France de D1 aux Trophées du hand 2007, avec 25,8 % des votes.

Bertrand Roiné, vous devancez au classement l'Ivryen Guilbert (2ème avec 23,2%) et le Nîmois Saurina (3ème avec 21,9%. Satisfait ?
B.R. : "Je suis content, ça fait toujours plaisir d'être récompensé mais ça n'est pas une fin en soi. Je crois que pour ma première saison à Dunkerque (ndlr : 2004/2005), je n'étais pas passé loin du trophée. C'était finalement Karabatic (aujourd'hui à Kiel en Allemagne) qui avait fini premier. Personnellement, j'aurais préféré que moi et mes coéquipiers nous nous qualifions pour la Ligue des Champions ou même remportions le titre de champions de France cette saison."

Savez-vous quand vous allez recevoir votre trophée ?
"Ce devrait être lors de la dernière journée de championnat le vendredi 1er juin. Ca aurait pu être plus sympa si ça avait été à domicile, à Chambéry. Mais je crois que la Ligue a prévu de le faire à Montpellier, puisqu'il y a pas mal de joueurs héraultais qui vont également recevoir un trophée (ndlr: Michaël Guigou, David Juricek et Franck Junillon)."

Qu'a-t-il manqué au Chambéry Savoie Handball pour rester au coude à coude en championnat jusqu'à la fin avec Ivry (1er) et Montpellier (2ème) ?
"On a fait plutôt une belle saison. La défaite au match retour à Ivry (32-31, le 17 février) nous a fait mal. Derrière, on enchaîne trois-quatre matches où on n'est pas plus dans le coup. On perd largement à Istres puis contre Tremblay à domicile."

Personellement, comment analysez-vous votre saison ?
"Cette année, j'ai joué pour la première fois la Ligue des champions. J'ai fait une bonne première partie de saison, puis une seconde moins performante. J'ai enchaîné les blessures. Aujourd'hui, ça va mieux. Je suis prêt pour la fin de la saison."

Le championnat terminé, vous allez partir en stage en Chine avec l'équipe de France (du 4 au 15 juin). Avec quelle ambition ?
"Je veux prendre du plaisir. Mon dernier stage avec la sélection date d'il y a deux ans aux Jeux Méditerranéens. J'étais blessé et n'avais pas participé à tous les entraînements. Je n'avais pas fait un super tournoi. Ce stage en juin en Asie va être sympa. Le plus long voyage que j'ai fait, c'était les Îles Féroés. Sur la dizaine de jours, je crois qu'une visite des installations olympiques pour le handball est prévue. Sportivement, ce stage peut me permettre d'intégrer le groupe final de l'équipe de France. Il y a des places à prendre. Pourquoi pas avant les Jeux Olympiques. Ca va être dur d'aller à Pékin en 2008 mais je vais tout essayer pour y parvenir."

PALMARES DES TROPHEES DU HAND 2007
Meilleur joueur : Luc Abalo (US Ivry HB). Ailier gauche : Michaël Guigou (Montpellier HB). Ailier droit : Luc Abalo. Pivot : David Juricek (Montpellier HB). Arrière gauche : Bertrand Roiné (Chambéry SH). Arrière droit : Sébastien Bosquet (US Dunkerque). Demi-centre : Ragnar Oskarsson (US Ivry HB). Gardien de but : Dragan Pocuca (US Ivry HB). Meilleur défenseur : Franck Junillon (Montpellier HB). Meilleur entraîneur : Stéphane Imbratta (US Ivry HB).

LES STATISTIQUES DE ROINE
Cette saison, l'arrière gauche chambérien est le meilleur buteur de champs en D1 avec 5,6 buts de moyenne et 24 matches joués et 54,2 % de réussite au tir. Une fiche de stats complétée par ses 1,2 passes décisives par match.

DEPUIS STOECKLIN...
Bertrand Roiné succède à Stéphane Stoecklin au palmarès des handballeurs chambériens récompensés aux Trophées du handball. En 2004, l'ancien international, aujourd'hui à la retraite, avait été élu meilleur arrière droit du Championnat de France.

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22 mai 2007

Cléau, pour le plaisir

23_Course1eFAudrey Cléau, née à Dijon mais Savoyarde de coeur, entame sans pression sa dernière saison au plus haut niveau.

"C'est le moment de mettre le clignotant." Un grand sourire aux lèvres, les pieds meurtris par les ampoules et libérés de leurs baskets, la triathlète Audrey Cléau vient de remporter de la tête et des épaules le semi-marathon de Chambéry dans la catégorie féminine (13/05/07). A l'aube de ses trente-quatre printemps (le 11 juin), en pleine forme physique, elle annonce que l'année 2007 sera la dernière d'une carrière sportive bien remplie. Double championne de France longue distance (LD, 2003 et 2004), vice-championne du monde de duathlon (2003), championne du monde de triathlon LD par équipes (2004) et encore vice-championne de France LD l'an passé, elle s'est lancée un dernier défi, pour le plaisir : "Me qualifier pour les prochains Mondiaux en France, à Lorient".

"Je n'ai jamais nagé aussi bien"

Pour cela, la native de Dijon devra aller gagner son ticket dans deux semaines, à Villiers-sur-Loir (Loir-et-Cher). "Tout est jouable. Si je termine sur le podium, je serais qualifiée. Il y aura un bon plateau avec Johanna Daumas (3ème aux Mondiaux LD l'an passé à Canberra). Pour ma part, je n'ai jamais nagé ausi bien. Et ça se passe bien en vélo et en course." 4 km de natation, 120 de vélo et 30 de course à pied, voici le programme des Championnats du monde de Lorient (15 juillet), Audrey Cléau espère laver l'affront de l'Australie, où elle avait du abandonner. Pour affiner sa préparation, elle a participé au semi de Chambéry. Résultat : victoire dans la catégorie dames et un chrono à trois minutes seulement de son record.

Licence pro en 2008

Le 8 septembre prochain, la licenciée du Triathl'Aix Provence et de l'Athlétique Sport Aixois (Aix-les-Bains) participera à son dernier Championnnat de France LD, à Gérardmer (Vosges). Après, elle débutera une seconde carrière, professionnelle : "Quand on est athlète, on fait abstraction de tout ce qui passe à côté. Trop de sportifs ne s'occupent jamais de leur reconversion." Aujourd'hui, après une courte période de doute, elle a de nouveau l'esprit libéré. Gestionnaire du rayon bijoux d'un centre commercial à Bassens, elle commencera en août 2008 une licence professionelle à Technolac (Cesni).

"La Savoie, c'est le top !"

Audrey Cléau n'a pas l'intention de quitter la Savoie, sa région de coeur : "Toute ma famille, tous mes amis sont ici. J'adore les paysages, j'adore les lacs. La Savoie, c'est le top !" Cette Savoie qu'elle aime tant, cette jolie blonde d'un mètre soixante-cinq la retrouvera définitivement dans quelques mois. Mais avant, il lui reste un dernier rêve à réaliser, là-bas, en Bretagne.

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01 février 2007

Champions du monde

franS'ils ne broderont pas, en Allemagne, une troisième étoile sur leur maillot, l'équipe de France de handball a démontré qu'elle était, sur le terrain, une grande équipe. La meilleure.

79 ème minute. Demi-finale des championnats du monde. Déjà dix-neuf minutes de prolongation (deux fois 2 fois 5 minutes). Les Bleus sont menés d'un but face à l'Allemagne. Mickaël Guigou, le petit ailier gauche, égalise. Ses coéquipiers et le staff exultent. La France arrache le match nul à la dernière seconde leur permettant d'accéder à la séance des tirs aux buts... EH BIEN NON !!! Dans une Köln Arena hystériquement dévouée pour ses joueurs (19 000 spectateurs allemands), les arbitres suèdois choisissent leur camp : c'est bien l'Allemagne qui, à domicile, aura le droit de disputer une finale de championnat du monde.

Une guerre de tranchées

010207_narcisseAuparavant, les deux formations se sont livrées une bataille héroïque. Les Français, transcendés depuis les quarts de finale (victoire face aux champions olympiques croates 21 à 18), répondent présents en attaque mais, surtout, en défense. On retrouve la colonne vertébrale Omeyer-Dinart-Gille. Karabatic et Narcisse, les deux arrières qui évoluent dans la Bundesliga, transpercent le portier allemand Fritz et refroidit à grande dose un public en feu.
Egalité au bout des soixante minutes réglementaires : prolongation. Dans la première série de 2 fois 5 minutes, les Bleus, parfois trop pressés, manquent de "tuer" le match. De moins en moins aidés par une paire arbitrale suèdoise très partiale, ils ne craquent pas et rallongent le suspense d'encore dix minutes : deuxième prolongation

Arbitrage SCAN-DA-LEUX !

Les handballeurs français étaient prévenus. Jusque là, ils étaient à passer outre. Mais dans cette seconde prolongation, leur courage et leur abnégation allaient être vain. Il reste une trentaine de seconde, la Mannschaft mène 32 à 31 et les Bleus ont la balle d'égalisation. La suite, vous la connaissez. La France est privée - honteusement, scandaleusement, injustement- de finale.

Alors oui, les Allemands évoluaient à domicile. Oui, leur niveau de jeu n'est, aucun cas, à remettre en cause. Et pourtant, sans un énorme coup de pouce des arbitres et de l'IHF (fédération internationale de handball, dirigée par les Allemands et les Suèdois principalement), ils n'auraient pas eu l'occasion d'affronter les Polonais en finale.
Le handball est née en Allemagne. Ce soir, il a perdu un peu de son essence : le respect, le fair-play.

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30 janvier 2007

Materazzi s'abonne

20070129Marco Materazzi, le joueur de football sur qui Zinédine Zidane avait asséné un coup de boule lors de la finale du Mondial l'an passé, a été victime du même geste lors d'une rencontre du championnat d'Italie.

"Coup de boule à gauche, coup de boule à droite, coup de boule avant, coup de boule arrière !" Les auteurs du célébre tube de l'été, Zidane il a été tapé, peuvent désormais rajouter "Coup de boule en haut" ! Après le numéro 10 Marco Materazzi, défenseur central de l'Inter Milan ne cochera plus le numéro 7 sur son ticket de loto. Sept mois après "l'évènement sportif de l'année 2006", il a reçu un nouveau coup de tête, par le numéro 7 du club de la Sampdoria Gênes, Gennaro Delvecchio. Cette fois-ci, la tête est venue cogner sur le menton. Frustré et à genous par terre, Delvecchio s'est levé brutalement et a heurté volontaire le visage du grand Marco.

Mêmes conséquences

La Sampdoria Gênes, privé de son milieu de terrain expulsé, a alors encaissé deux buts pour s'incliner 0-2 à domicile face au leader incontournable de Série A. Les Gênois ont raté le coche pour se rapprocher au classement des places européennes. Marco Materazzi, lui, s'en est sorti avec un carton jaune. L'histoire se répète. Même fait suivi des mêmes conséquences. Alors, est-ce une pure coïncidence (...) ou la confirmation des tendances sadomasochistes de Marco Materazzi ?

En tout cas, l'évènement de ce dimanche rappelle, si cela est encore nécessaire, que Zizou a été, est et sera toujours une source d'inspiration, un modèle.

Vous pouvez voir la vidéo ci-dessous


Materazzi : coup de boule de Delvecchio
envoyé par videosfootball

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19 janvier 2007

A qui le tour ?

pereiro_landis_reAprès Floyd Landis, vainqueur du Tour de France cycliste 2006, son dauphin espagnol, Oscar Pereiro, est à son tour soupçonné de dopage lors de cette même compétition.

Depuis quelque temps, on l'entendait moins. Pourtant, dès la nouvelle du contrôle positif à la testostérone de Landis au milieu de l'été, Oscar Pereiro, deuxième du Tour de France 2006, avait demandé justice. En sorte, qu'il soit déclaré vainqueur de la Grande Boucle à la place de l'Américain.

Information Le Monde

Hier, le quotidien national Le Monde lançait donc une bombe dans un milieu, inextricablement pourri par le dopage. Sur son site web, il titrait : "Oscar Pereiro, deuxième du Tour de France 2006, a été contrôlé positif pendant la Grande Boucle". Contrairement à Floyd Landis, Oscar Pereiro aurait été contrôlé positif au salbutamol, médicament prescrit contre l'asthme, mais formellement interdit sans ordonnace médicale valable pour les compétitions.

L'AFLD en attente

Oscar Pereiro n'est pas ignare de son contrôle. Depuis août dernier, l'Agence française de lutte contre le dopage lui a demandé à trois reprises une justification pour sa prise de salbutamol. Pour le moment, le coureur espagnol se défend grâce à une autorisation d'usage à des fins thérapeutiques (AUT), délivrée par l'Union cycliste internationale. Mais cela n'est en aucun cas considéré, en France, comme une justification médicale.recorte

Actuellement, l'AFLD est toujours en attente du dossier médical du coureur espagnol de l'équipe Iles Baléares-Caisse d'Epargne. Oscar Peireiro se aurait-il fait preuve d'inadvertance, se serait-il emmêlé dans la paprasserie française, ou bien voulait-il retarder l'inévitable ?

Quel vainqueur pour 2006 ?

Le Monde est coutumier du fait. En décembre dernier, le journal avait publié un article dénonçant un véritable réseau de dopage mettant en cause le Real Madrid et le FC Barcelone, entre autres. L'Espagne est à nouveau pointé du doigt, pour le cylcisme cette-fois-ci.

Reste une question, la plus importante : "Qui est le vainqueur du Tour de France 2006 ?" Bien que poursuivi en France, Floyd Landis n'a pas dit son dernier mot. Il a engagé une procédure qui s'annonce longue, avec des avocats à la recherche de la petite bête. Oscar Pereiro annonce qui 'il faxera bientôt vers la France ses justificatifs médicaux. Mais pour l'instant, impossible de dire qui a gagné cette Grande Boucle. Pourquoi pas le troisième, l'Allemand Andreas Klöden, s'il n'est pas à son tour embarqué dans une affaire de dopage ?

Interrogations

En tout cas, ces affaires rassurent sans rassurer. Certes, la France peut se targuer d'être désormais efficace dans la lutte contre le dopage. Mais cela ne semble pas effrayer  le moins du monde les cyclistes. Pis, est-ce-qu'elle a les moyens de détecter les nouveaux produits, encore plus difficilement décelables ?

Posté par baptistebarbe à 14:04 - Sports - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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